Clinique

Quand les synapses dysfonctionnent

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De nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques impliquent un dérèglement des synapses : quantité ou libération de neurotransmetteurs, récepteurs, plasticité ou élimination synaptique.

1. Maladie d’Alzheimer

Avant même la perte massive de neurones, on observe une diminution du nombre de synapses fonctionnelles, en particulier dans l’hippocampe et le cortex associatif.

  • Perte progressive de contacts synaptiques.
  • Altération de la plasticité (LTP/LTD).
  • Corrélation entre densité synaptique et performance mnésique.

2. Maladie de Parkinson

La dégénérescence des neurones dopaminergiques entraîne un déséquilibre dans les circuits des ganglions de la base, modifiant en profondeur la transmission synaptique liée au contrôle moteur.

3. Troubles psychiatriques

Dans la schizophrénie, l’autisme ou certains troubles de l’humeur, plusieurs études suggèrent des anomalies de la formation, du maintien ou de l’élagage des synapses.

  • Dérèglement possible de l’équilibre excitation/inhibition.
  • Anomalies dans la densité des épines dendritiques.
  • Altérations génétiques de protéines synaptiques (récepteurs, molécules d’adhésion, etc.).

4. Drogues et synapses

Les substances addictives (par exemple certaines drogues psychostimulantes) modifient la libération ou la recapture des neurotransmetteurs. Avec le temps, elles entraînent des remaniements synaptiques durables.

En bref

Les synapses ne sont pas seulement des relais passifs : leur altération structurelle ou fonctionnelle est au cœur de nombreuses maladies du système nerveux.

Attention

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.