Plasticité

La synapse qui apprend

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La plasticité synaptique désigne la capacité d’une synapse à changer de force. C’est l’un des fondements biologiques de l’apprentissage et de la mémoire.

1. Potentiation à long terme (LTP)

Une stimulation à haute fréquence peut augmenter durablement l’efficacité synaptique. Sur les synapses glutamatergiques, l’activation des récepteurs NMDA laisse entrer du Ca²⁺, déclenchant l’insertion de récepteurs AMPA supplémentaires.

2. Dépression à long terme (LTD)

Des stimulations faibles ou coordonnées différemment réduisent la force synaptique. Le Ca²⁺ active alors des phosphatases qui favorisent l’endocytose des récepteurs AMPA.

3. Plasticité structurelle

Au-delà du nombre de récepteurs, les épines dendritiques peuvent changer de forme, se multiplier ou disparaître. Ces remaniements structuraux soutiennent l’ajustement fin des circuits.

Fenêtres temporelles

Dans la règle de plasticité dépendante du temps (STDP), si le neurone présynaptique s’active juste avant le postsynaptique, la synapse se renforce; l’inverse conduit souvent à un affaiblissement.

Modulation par les neuromodulateurs

La dopamine et la noradrénaline peuvent abaisser ou relever le seuil d’induction de la plasticité, liant motivation, attention et apprentissage.

En bref

  • La force synaptique varie en fonction de l’activité.
  • Les récepteurs NMDA agissent comme des détecteurs de coïncidence.
  • La plasticité combine des changements fonctionnels et structurels.

Le point clé

La plasticité synaptique est l’ingrédient central qui relie expérience, motivation et mémoire.